Méthode, sources et limites
Méthode et auteur
Dernière mise à jour : 21 août 2026
Cette page explique comment ce site calcule ses chiffres, sur quelles hypothèses, avec quelles sources officielles, et ce qu'il ne couvre pas. Sur un sujet d'argent, ces réponses doivent être trouvables aussi facilement que le résultat lui-même.
Le moteur de calcul
Le calculateur n'applique pas un taux forfaitaire de 22 à 25 %, comme le font la plupart des convertisseurs brut/net. Il embarque publicodes et modele-social, les bibliothèques libres qui font tourner le simulateur officiel de l'Urssaf, mon-entreprise.urssaf.fr. Le code est public sur github.com/betagouv/mon-entreprise.
Ce moteur s'exécute entièrement dans ton navigateur : le salaire que tu saisis n'est jamais envoyé à un serveur pendant le calcul. Il ne part que si tu demandes explicitement à recevoir ta simulation par e-mail — voir la politique de confidentialité.
Les règles appliquées sont celles en vigueur en juillet 2026, avec le dernier correctif de la réduction générale de cotisations patronales daté du 31 juillet 2026. Le moteur n'est pas mis à jour en continu : voir plus bas la date de vérification de cette page.
Les hypothèses par défaut
Sauf réglage contraire dans le calculateur, chaque simulation part d'un profil CDI à temps plein, statut non-cadre, personne seule sans enfant, imposée au barème standard sur une part fiscale, dans une entreprise de moins de 50 salariés, avec une mutuelle d'entreprise forfaitaire (20 € de part salariale, 20 € de part patronale). Aucune heure supplémentaire, aucune convention collective ni prime spécifique n'est modélisée.
Le calculateur permet d'ajuster quatre paramètres : statut cadre, couple marié ou pacsé, nombre d'enfants à charge et autres revenus imposables du foyer. Ces réglages changent l'impôt et, pour le statut cadre, certaines cotisations ; ils ne modifient pas les clés de ventilation présentées plus bas.
Un choix technique mérite d'être signalé : l'impôt est calculé au barème standard (celui qui tient compte du foyer), là où le simulateur officiel de l'Urssaf applique par défaut un taux neutre sous 6 000 € de revenu mensuel. C'est la source la plus probable d'un léger écart si tu compares les deux outils sur ce point précis.
La CSG-CRDS réaffectée selon les clés légales
C'est la différence principale entre ce site et un convertisseur classique — y compris le simulateur officiel, qui range la CSG-CRDS en totalité dans une catégorie « Autres ». Ici, ses 9,7 points (CSG activité 9,2 + CRDS 0,5) sont répartis entre les branches selon les clés légales d'affectation en vigueur depuis 2024 :
| Branche | Points | Part |
|---|---|---|
| Assurance maladie (Cnam) | 4,25 | 43,8 % |
| Autonomie (CNSA) | 2,08 | 21,4 % |
| Chômage (Unédic) | 1,47 | 15,2 % |
| Famille (CNAF) | 0,95 | 9,8 % |
| Dette sociale (0,45 CSG + 0,50 CRDS, Cades) | 0,95 | 9,8 % |
| Total CSG activité + CRDS | 9,7 | 100 % |
Choix éditorial, assumé et modifiable dans ta propre lecture : sur le site, la dette sociale est regroupée avec la santé, parce que les déficits amortis par la Cades viennent très majoritairement de l'assurance maladie. La ligne « Santé (avec dette de la Sécu) » du calculateur vaut donc 5,20 des 9,7 points (4,25 + 0,95). L'autonomie reste affichée séparément, comme 5ᵉ branche à périmètre distinct. Source légale des clés : article L.131-8 du code de la sécurité sociale, tel qu'issu des lois de financement de la sécurité sociale successives.
« Net des allègements » : pourquoi 548 € et pas 647 €
À 3 000 € brut, le poste santé du calculateur (maladie, AT/MP, mutuelle et la part de CSG-CRDS ci-dessus) vaut 647 €/mois avant toute réduction et 548 €/mois réellement collectés. Ce n'est pas un arrondi ni un choix de présentation : la différence vient de la réduction générale dégressive de cotisations patronales (RGDU), qui allège le coût du travail sur les salaires jusqu'à 3 fois le Smic au 1ᵉʳ janvier (5 469,10 € brut/mois en 2026), puis s'annule d'un coup à ce seuil plutôt que de s'éteindre progressivement.
À 3 000 € brut, cette réduction retire environ 300 €/mois au total des cotisations patronales. Le calculateur ne se contente pas de le déduire globalement du coût employeur : il l'impute branche par branche, selon l'ordre légal d'imputation — la part qui revient à la santé est de 33,095 % de la réduction (et non une répartition proportionnelle aux taux du coefficient, qui donnerait un chiffre légèrement différent). C'est ce qui explique l'écart de 99 € entre 647 et 548 € pour ce seul poste. Tous les montants par destination affichés dans le calculateur, l'accueil et la carte partageable sont nets de cette réduction ; un bloc de réconciliation, dans le calculateur, montre aussi le total avant réduction.
Sources : calcul de la réduction générale — Urssaf, article D. 241-7 du code de la sécurité sociale et arrêté d'imputation par branche.
Les limites
Ce modèle ne couvre pas tout, et le dire clairement fait partie de la méthode.
- Statuts non couverts : travailleurs indépendants, professions libérales, fonction publique (régimes de cotisation différents), intérim, apprentissage. Seul le salariat classique en CDI est modélisé.
- Éléments de rémunération non modélisés : heures supplémentaires, conventions collectives spécifiques, primes et avantages en nature au-delà de la mutuelle forfaitaire.
- Hors périmètre du site : la TVA et les autres impôts (le site ne traite que le couple salaire/cotisations/impôt sur le revenu), ainsi qu'un comparateur salarié / auto-entrepreneur / SASU, envisagé mais non construit à ce jour.
- Comparaison européenne, à périmètres approximatifs : pour 7 pays (dont la France, l'Allemagne, la Suisse), le montant affiché suit le salaire individuel saisi et se compare terme à terme. Pour 5 pays financés majoritairement par l'impôt (Italie, Espagne, Danemark, Royaume-Uni, Suède), le chiffre est une dépense publique moyenne par habitant (source Eurostat, comptes de la santé, catégorie de financement HF1/HF11, millésime 2023 — le plus récent disponible pour l'ensemble des pays comparés) et non un prélèvement individuel : l'écart avec les pays à cotisations grandit donc mécaniquement à mesure que le salaire saisi augmente. Le périmètre retenu pour la France inclut l'AT/MP et la mutuelle d'entreprise ; les soins de longue durée sont comptabilisés différemment selon les pays, ce qui explique une bonne partie des écarts observés (le module Europe et chaque fiche pays détaillent ces réserves).
- Impôt au barème standard : voir la section « hypothèses » ci-dessus pour l'écart possible avec le simulateur officiel sous 6 000 €.
Les résultats du site restent, dans tous les cas, indicatifs : ils ne remplacent pas une fiche de paie réelle, un avis d'imposition ou l'avis d'un professionnel. Voir les mentions légales pour le détail juridique.
Sources et vérification
- Moteur de calcul
- mon-entreprise.urssaf.fr (Urssaf) et son code source, publicodes + modele-social (betagouv, licence libre).
- Réduction générale de cotisations
- Urssaf — calcul de la réduction générale, article D. 241-7 CSS, arrêté d'imputation par branche.
- Clés d'affectation de la CSG-CRDS
- article L. 131-8 du code de la sécurité sociale, tel que fixé par les lois de financement de la sécurité sociale (LFSS) successives.
- Comparaison européenne
- Eurostat — comptes de la santé par régime de financement
(dataset
hlth_sha11_hf), millésime 2023. - Dates
- Règles appliquées par le moteur : juillet 2026 (dernier correctif de la réduction générale le 31 juillet 2026). Chiffres vérifiés par audit contradictoire les 3 et 4 août 2026, corrections déployées le 5 août 2026. Cette page : rédigée et vérifiée le 21 août 2026.
Responsable éditorial
Aurélien Vadrot, personne physique, éditeur de ce site à titre indépendant, pédagogique et non professionnel — ni institutionnel, ni militant, sans affiliation à l'Urssaf ni à la Sécurité sociale. Le détail juridique complet figure dans les mentions légales.
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